|

|

|
 |






|
Aure Atika
Interviews réalisées par Frédéric BENUDIS
Frédéric Benudis - Aure Atika, pourquoi avoir accepté la proposition de Dominique Farrugia ?
Aure Atika - Pour avoir l’occasion de tirer avec des flingues. On ne vous propose pas beaucoup de rôles comme ça, où on te dit : “Est-ce que tu as envie de faire des cascades et d’avoir un pistolet, de tirer sur tout le monde, d’être de mauvaise humeur pendant 2 heures.” Moi, je veux. Il y a beaucoup de scènes d’action, le scénario est plutôt drôle. J’ai rencontré Dominique qui était tout de suite sympa et puis voilà, c’est un rôle qu’on n’a pas souvent l’occasion de faire, et qui a su me donner l’envie de travailler avec lui.
F. B. - Comment Dominique Farrugia vous a-t-il présenté le film Trafic d’influence ?
A. A. - Action-comédie. Très découpé, beaucoup de scènes d’action, beaucoup de cascades, un peu à l’américaine. Je veux que ça aille très vite, John Woo, de l’humour personnage un peu à la Clint Eastwood. Il m’a envoyé des films à voir. J’ai regardé L’Emmerdeur avec Lino Ventura, voilà.
F. B. - Qui est votre personnage ?
A. A. - Je suis Sandrine Athan, inspecteur de police judiciaire, très droite, qui veut remplir sa mission, qui a une idée de la justice au sens noble du terme. Emmener ces hommes en prison, coûte que coûte. je suis une bonne flic, parce que j’ai un sens républicain de la justice. Moi je déteste cette déliquance en col blanc qui trompe le peuple.
F. B. - C’est un personnage qui n’a que des qualités ?
A. A. - Moi, je ne lui vois que des qualités. Qu’est-ce qu’elle pourrait avoir comme défaut, Sandrine ? je ne vois pas.
F. B. - Est-ce que vous vous êtes préparée physiquement pour le rôle ?
A. A. - Oui. Trois semaines de répétitions pour les cascades. J’ai appris à tomber à donner des coups de poing, des baffes, des coups de pieds. J’ai appris le maniement des armes à tirer au pistolet, au HK.
F. B. - Vous êtes la fille entre tous ces mecs. Ils ont été gentils avec vous ?
A. A. - Pendant le tournage ? Ils ont été adorables. J’avais un peu peur au début et puis, en fait, ils m’ont mise en confiance, des crèmes.
F. B. - Pourquoi aviez-vous peur ?
A. A. - Une fille toute seule face à deux mecs qui ont de l’expérience, qui ont tourné 50 ou 60 films. Je suis un peu la petite jeune qui débute, ils auraient pu me casser en deux.
F. B. - Comment définir l’humour de Dominique Farrugia ?
A. A. - Inattendu, décalé, incisif. Il dit un truc drôle alors que je m’attends à autre chose. Je comprends que c’est drôle après.
F. B. - Comment est le réalisateur Dominique Farrugia sur un tournage ?
A. A. - Il m’a étonnée. Il sait ce qu’il veut, il est très précis, il va très vite. Il vient vous dire deux mots, ce n’est pas un langage abstrait, ce n’est pas un langage intello, masturbation de mouche. Il est précis, rapide, drôle, gentil, parfait quoi.
F. B. - Si je vous donnais dix secondes pour convaincre le public d’aller voir Trafic d’influence ?
A. A. - Clint Eastwood au féminin, flanquée de deux acolytes, bout-en-train, dirigés d’une main de fer par Dominique Farrugia. Allez-y ou je vous bute ! (rires)
|
|






|
 |
|
 |
|
|